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Le digital learning hexagonal, en quelques chiffres
23 FÉVRIER 2018
400 structures interrogées : le panel Talentsoft - ISTF permet de tirer des conclusions réalistes, et conformes aux remontées du terrain. Remarques sur quelques chiffres.

Premier constat : le digital learning continue de croître, mais plutôt lentement : dans sa forme auto-formations distancielles (non accompagnées et non liées à un cours en salle), il passe de 5% des actions de formation à 7%. Verre à moitié vide : le niveau de maturité digitale de l'entreprise et de ses salariés ne permet pas d'aller plus vite ; verre à moitié plein : le digital sans l'humain ne fait pas recette, ce que confirme la bonne tenue des formations mixtes (59% des formations en 2017 Vs. 53% en 2015). Quant au présentiel "pur", il perd de sa superbe : 33% en 2017 contre 42% deux ans auparavant. Bref : la formation, c'est aujourd'hui du blended learning, et ça le sera demain : les répondants placent en tête (20%) le blended learning comme souhait d'évolution de leur dispositif de formation

L'étude s'intéresse aussi aux souhaits des responsables formation. Tir groupé (18% des réponses) : "on veut plus de temps pour produire des contenus" et "on veut que la hiérarchie s'implique plus". C'est en effet le cœur du sujet.

Plus de temps pour produire ? On peut gager que les responsables formation n'en trouveront pas (il y a tant à faire avec le digital learning), d'autant que la production de contenu n'est pas toujours la tâche la plus gratifiante du département formation. En même temps, plus de ⅔ d'entre eux veulent développer l'internalisation des contenus (via les formateurs ou bien une équipe de conception dédiée). La voie "EGC (Employee Generated Contents) n'est pas évoquée (c'est qu'on n'en est pas encore tout à fait là). Un vrai nœud gordien que cette histoire !  

L'implication de la hiérarchie (métiers ou directions fonctionnelles) mérite en effet qu'on lui consacre plus de temps. Mais si l'on peut forcer son cheval à aller jusqu'au puit, on ne peut l'obliger à boire ! Ce proverbe fixe les limites rencontrées par la formation dans l'implication de la hiérarchie : tout faire pour l'impliquer, sans cesse remettre son ouvrage sur le métier, sans se faire d'illusion ! (Il faut imaginer Sysiphe heureux). Au moins, les budgets ne sont pas trop comptés (11% seulement des responsables formation souhaiteraient qu'ils soient, d'un coup de baguette magique, illimités).

Concernant l'efficacité des modalités pédagogiques, carton rouge pour le présentiel (21% en 2017 Vs. 34% en 2014), le e-learning scénarisé ou le serious game. En revanche la classe virtuelle progresse (16% Vs. 11%), ce qui est une bonne chose (depuis dix ans qu'on la présente comme un bon compromise entre le présentiel et le e-learning), de même que le micro learning (11% Vs. 2% l'an passé). En somme des résultats qui n'étonnent pas, mais il n'est pas interdit de s'interroger au passage sur la notion même d'efficacité (une formation efficace, qu'est-ce que c'est ?)

Autre résultat intéressant : 32% des répondants estiment que les apprenants utilisent leur équipement personnel pour suivre les formations. Signe des temps : porosité croissante entre vie personnelle et professionnelle, utilisation du smartphone personnel à titre professionnel, responsabilisation des salariés dans leur employabilité (laquelle suppose qu'on prenne en main sa propre formation), etc.

MIchel Diaz

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